De l'insuffisance rénale (IR) à l'insuffisance rénale chronique terminale (IRCT)

Pour en savoir plus : www.rein-echos.info  et www.art2vivre.fr

Tout le monde est amener à constater :

Méconnaissance des français, sur la situation anatomique des reins et des symptômes associés aux maladies rénales.

Grande cohorte recensée de patients atteints d’Insuffisance Rénale Chronique (IRC) modérée à sévère.

Niveau d’information sur ces pathologies très insuffisant, alors que l’on peut ralentir les risques et les conséquences.

Besoin de faire connaître les stades d’IRC et les traitements efficaces proposés en IRC Terminale.

Pour les patients les plus âgés (majoritaire en IRCT), leur donner une marche à suivre pour un traitement efficace.

C'est donc à tout ces stades qu'intervient désormais la Ligue Rein & Santé, dans la limite de ses moyens.

Des explications en vidéos :

D'abord des explications en vidéos sur :   http://www.youtube.com/user/liguereinsante/videos

Infographie : http://www.lefigaro.fr/sante/2011/01/02/01004-20110102ARTFIG00198-mieux-etre-a-l-ecoute-de-ses-reins.php  

HAS Parcours du dispositif médical Guide pratique http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/Parcours_du_dispositif_medical_-_Guide_pratique_de_la_haute_autorite_de_sante_HAS_.pdf  

...................................................................................................................................................................................

Concrètement : Près ou plus de deux millions de personnes sont touchées en France.

Lorsque ces maladies se déclarent, la dialyse et la transplantation, coûteuses et non dénuées de risques, sont les deux seuls traitements actuellement disponibles. Il apparaît donc nécessaire de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la progression des lésions rénales afin de mettre au point des médicaments capables d’éviter ou de retarder la survenue d’une insuffisance rénale évoluée (c’est à dire sévère ou terminale).

L'insuffisance rénale chronique pose un problème crucial de santé publique leur poids socioéconomique est important. Les maladies rénales chroniques concernent un nombre croissant d’individus, en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Les experts estiment que 10% des IRCT pourraient être évitées et que 30% d’entre elles pourraient être retardées de nombreuses années sous réserve d’une détection précoce et d’une prise en charge adaptée. Quelque soit le stade de la maladie, doivent être envisagées des mesures visant à ralentir l’évolution de l’insuffisance rénale, à éviter ses complications et à préparer la mise sous traitement de suppléance.

L'insuffisance rénale chronique terminale concerne environ 45 000 personnes. Le nombre de patients traités par une méthode d'épuration extra-rénale est en constante augmentation : + 8% par an dans les pays industrialisés.

Les techniques de dialyse analysées sous les angles cliniques, économiques, ... Parmi les différentes techniques émergentes, l'ANAES a évalué une méthode d'hémodialyse : l'hémofiltration et l'hémodiafiltration avec production en ligne d'un liquide de substitution. La particularité majeure de ces techniques de dialyse est la fabrication du liquide de substitution de manière continue à partir du dialysat. L'étude présente les résultats cliniques (efficacité et sécurité) ainsi que les aspects techniques (la qualité du liquide de substitution, …), réglementaires et économiques.

La prise en charge des dialysés dans des centres certifiés, bien équipés, par des professionnels de santé agréés est certainement la méthode permettant une bonne survie entre deux périodes de greffe rénale (quand possible) notamment dans les centres urbains. En attente de nouveaux progrès et des avancées incessantes de la recherche médicale.

C'est important que les gens soient sensibilisés et informés de la réalité des maladies rénales chroniques dont les dommages directs et indirects sont évitables. Mais aussi des contraintes et des possibilités de retrouver une quelité de vie.

L'hebdomadaire Le Figaro Magazine a publié un classement d'excellence des cliniques
L'hebdomadaire a effectué ce travail avec le site internet Le Guide santé, créé en décembre 2008 par deux médecins, Stéphane Bach et Jean-Pascal Del Bano, anciens dirigeants de cliniques, et des informaticiens en santé.  Le site internet de l'hebdomadaire fournit les classements dans 50 spécialités, en indiquant que les tableaux seront mis à jour régulièrement (
www.lefigaro.fr/classement-cliniques-2009  ).

La suite sur www.rein-echos.infos

La dialyse est un procédé qui prolonge la vie que, pour la plupart des patients atteints d'insuffisance rénale, mais qui implique d'être assis sur un fauteuil (ou lit) trois fois ou plus par semaine connectés à un rein artificiel. Le sang est purifié en échangeant des fluides et des électrolytes à travers une membrane au cours de chacune de trois à quatre heures de session.

Choix de dialyse : http://www.choixdialyse.be/fr/index.html

 Livre du patient à dialyser FNAC 8€50


BEH 9 mars 2010 Numéro thématique - L’insuffisance rénale chronique terminale en France http://www.invs.sante.fr/beh/2010/09_10/

La crampe peut être définie comme une contraction soudaine, involontaire, passagère et douloureuse (surtout) d’une partie ou de la totalité d’un muscle. Les crampes en dialyse : http://www.carevox.fr/sante-maladies/article/les-crampes-en-dialyse-de-quoi-s

Tache technicien dialyse :  http://www.banque-pdf.com/fr_tache-technicien-dialyse.html

.......................................................

Biomarqueurs candidats émergents pour la surveillance de la santé rénale


La créatinine, déchet organique que l'on retrouve dans le sang, est une substance couramment utilisée dans le cadre de l'évaluation de la fonction rénale. Pour ce faire, on mesure soit la substance elle-même (en tant que concentration absolue de créatinine) ou, au moyen d'équations, on s'en sert pour déterminer le taux de filtration glomérulaire estimé (TFGe). Cependant, néphrologues et autres spécialistes en matière de toxicité rénale (néphrotoxicité) savent bien quels sont les problèmes d’une trop grande fiabilité attachée aux taux de créatinine en tant qu’indicateurs du degré d'atteinte rénale. Avant d’examiner en profondeur cette question, il nous faut tout d'abord aborder quelques notions de base sur les fonctions dont s'acquittent les reins, ce qui est pertinent lorsqu'on envisage l'atteinte rénale consécutive à l'exposition à certains médicaments.

Structures internes du rein
Les reins sont des organes complexes, chacun des reins renfermant un million de minuscules unités de filtration appelées néphrons. Chaque jour, une paire de reins en bonne santé filtrera environ 150 litres de sang. Le liquide filtré (appelé filtrat) subit un traitement par les reins en plusieurs étapes dont les suivantes :

l'acidité du filtrat est ajusté de sorte qu'au moment de la réabsorption, l'équilibre acido-basique du sang est soigneusement maintenu;
le taux des minéraux dans le sang — sodium, potassium, calcium, magnésium, phosphore et ainsi de suite — est soigneusement régulé de sorte qu'une proportion adéquate de minéraux soit réabsorbée dans le sang à partir du filtrat.
Les produits issus de la dégradation organique sont donc éliminés du sang par la filtration rénale et les substances importantes y sont réabsorbées. Les reins produisent aussi des hormones qui contribuent à maintenir la santé du système cardiovasculaire, des muscles et des os, en plus de surveiller la teneur du sang en oxygène. Ainsi, lorsque le taux sanguin d'oxygène baisse sous un niveau seuil, les reins sécrètent alors des hormones qui ont pour effet de stimuler la moelle osseuse à produire davantage de globules rouges porteuses d'oxygène.

Les reins sont vulnérables aux effets toxiques des médicaments en raison de leur morphologie (disposition de leurs structures) et des fonctions qu'ils remplissent. À mesure que le filtrat progresse le long du réseau complexe de tubes et tuyaux des reins (appelés tubules) que l’on retrouve dans chaque néphron, il s’ensuit une augmentation de la concentration des substances présentes, notamment des médicaments, dans le filtrat. Cette augmentation de la concentration de substances médicamenteuses est initialement près de trois fois supérieure à celle que l'on retrouve dans le sang. Mais à mesure que le filtrat s'éloigne du néphron vers les segments plus distants des tubules, la concentration des substances médicamenteuses peut grimper à un niveau 100 fois supérieur à celui qui prévaut dans le sang. De plus, les médicaments qui sont métabolisés au niveau des reins peuvent produire lors de leur dégradation des substances toxiques susceptibles de porter atteinte aux cellules rénales. Le réseau dense de vaisseaux sanguins présents à l'intérieur des reins est tel qu'il peut accroître l'accumulation de substances toxiques au sein de ces organes.

Des chercheurs se concentrent actuellement sur la recherche d'un éventail de protéines et autres substances produites par les reins (appelés biomarqueurs) qui peuvent contribuer à identifier les parties ou segments atteints de ces organes.

Biomarqueurs actuels
Deux biomarqueurs d'utilisation courante actuellement dans le contexte de l'évaluation de l'atteinte rénale sont le taux de créatinine dans le sang et le taux d’azote uréique sanguin. Cependant, les chercheurs savent bien que ces biomarqueurs ont aussi leurs limites.

Créatinine
La créatinine, déchet organique résultant de la dégradation du tissu musculaire, est filtrée par les reins. Lorsque les reins subissent un endommagement, il peut s’ensuivre une augmentation du taux de créatinine dans le sang. Toutefois, les taux de créatinine peuvent ne pas varier en présence d’une atteinte rénale d'un degré modéré. Lors de certaines études ayant porté sur des médicaments néphrotoxiques (ayant des effets toxiques sur les reins), il a d'abord fallu qu’il se produise une atteinte rénale d'un degré substantiel avant qu’on ne puisse observer des variations dans le taux de créatinine. Pire encore, chez des patients gravement malades et dépourvus d'une bonne quantité de tissus musculaires, l’atteinte rénale doit atteindre un degré marqué avant que le taux de créatinine n’atteigne le seuil élevé. Ainsi donc, le recours à la créatinine comme marqueur du degré d'atteinte rénale peut non seulement donner lieu à une sous-estimation de la réalité, mais il peut aussi se solder par un signal d'avertissement retardé.

Azote uréique sanguin
Le taux d'azote uréique sanguin est aussi une mesure d'utilisation courante qui permet d’évaluer l’état de santé des reins. Toutefois, l'azote uréique sanguin n’est peut-être pas un marqueur biologique idéal pour l’évaluation de l'atteinte rénale en raison de nombreux facteurs susceptibles d’influer sur le taux d'azote uréique sanguin, et ce, même si l'urée est filtrée par les reins car il y réabsorption de celle-ci. L'augmentation de la production d'urée peut aussi entraîner une élévation du taux d'azote uréique sanguin. Or ce phénomène peut se produire lors de la prise de suppléments de protéines ou lorsque l'organisme subit une dégradation de ses tissus.

Travaux de recherche collaboratifs
Pour répondre au besoin urgent de biomarqueurs davantage sensibles reflétant mieux l'état de santé des reins, un groupe important composé de scientifiques, de sociétés publiques et privées, et d'organismes de recherche et de réglementation dans le domaine pharmaceutique a formé le Predictive Safety Testing Consortium (PSTC). Les principaux membres du PSTC comprennent les organismes de réglementation suivants :

L’Agence européenne des médicaments (EMA)
La FDA (Food and Drug Administration)
L'Agence japonaise des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux
Les principaux membres biotechnologiques et pharmaceutiques du PSTC sont les suivants :

Laboratoires Abbott
Amgen
Bristol-Myers Squibb
Boehringer Ingelheim
GlaxoSmithKline
Hoffmann-La Roche
Johnson & Johnson
Laboratoires de recherche Merck
Novartis
Pfizer
Sanofi-Aventis
Biomarqueurs candidats
Le consortium a examiné les données existantes sur la toxicité rénale et a commandé des expériences approfondies sur plusieurs milliers de rats. En conséquence, les biomarqueurs suivants, que l'on peut retrouver dans l'urine, ont été sélectionnés aux fins d'évaluations plus poussées :

clustérine (CLU)
molécule-1 (KIM-1), marqueur de souffrance rénale
albumine
protéines totales
bêta2-microglobuline
cystatine C
facteur en trèfle 3 (TFF3)
Cheminement du laboratoire à la clinique
Les organismes de réglementation ont conclu qu'il n'existe pas encore suffisamment d'informations pour appuyer l'utilisation générale de ces biomarqueurs candidats dans le contexte de la surveillance quotidienne de l’état de santé des patients. Toutefois, dans un effort pour atteindre cet objectif, le PSTC projette de poursuivre des essais cliniques, s’échelonnant sur des périodes de six à douze mois auprès de populations différentes, dans le but d'évaluer spécifiquement l'impact de facteurs, tels l'âge et le sexe, sur les biomarqueurs candidats. Le PSTC entend procéder à l’évaluation de ces biomarqueurs auprès de personnes en piètre état de santé à cause de problèmes médicaux sous-jacents et présentant une atteinte rénale évolutive. Les biomarqueurs s'avéreront également utiles dans le domaine de la mise au point de nouvelles molécules pharmacologiques.

Dans l'intérêt public
De façon générale, le public perçoit l'industrie pharmaceutique comme ayant un sens féroce de la concurrence et du secret commercial. Par conséquent, certains citoyens éprouvent une certaine méfiance à l'endroit de cette industrie et de ses motifs. Les travaux collaboratifs qu'élabore le PSTC sont donc l'objet d'une surveillance assurée par le biais d'un organisme américain à but non lucratif, le Critical Path Institute (C-Path). Cet institut n'accepte aucun financement à l'appui de ses opérations de la part d'aucune société engagée dans la mise au point de médicaments, de dispositifs médicaux ou d'autres produits réglementés par la FDA. Le financement de base du C-Path provient d'organismes publics ou gouvernementaux, de particuliers ainsi que de fondations. Dans le cadre de son engagement visant à contribuer à préserver la confiance du public à son égard, le C-Path a pris un engagement envers la transparence et entend rendre publics tous les résultats qui émaneront des membres de ce consortium.

Le groupe de travail sur les effets néphrotoxiques du PSTC ayant été le premier à présenter des données sur les biomarqueurs auprès de la FDA et de l'EMA aux fins de qualification, les sept biomarqueurs candidats mentionnés précédemment peuvent désormais être l'objet de discussions au cas par cas avec la FDA et l'EMA lorsque des entreprises présentent des études visant à évaluer ces biomarqueurs chez des sujets humains. Les autorités japonnaises de réglementation étudient actuellement les données présentées jusqu’à maintenant sur les sept biomarqueurs.

Au-delà de l’appareil rénal
La collaboration qui a été incitée par le C-Path n'a pas été restreinte à des questions de sécurité-innocuité dans le domaine de la néphrologie. Le PSTC a également été occupé à l'examen des données sur les biomarqueurs de toxicité hépatique et musculaire, de sorte qu'on pourra s'attendre à ce que des progrès soient réalisés dans ces domaines et probablement d'autres dans l'avenir.

Remerciement
Nous remercions le Dr Joseph Bonventre, du Brigham and Women's Hospital, de l'Université Harvard, pour son expertise dans l’examen des données, pour ses discussions et pour son aide à la recherche.

—Sean R. Hosein

Source :
http://www.catie.ca et  http://www.frequencevih.ca/a-lire/actualites-vih/article/actualites-vih-1508

L'hypertendu et sa biopsie témoignage : http://hypertendu.blogspot.com/2010/10/lhypertendu-et-sa-biopsie.html