La maladie chronique



Les maladies rénales chroniques s’associent à une transformation considérable de la vie quotidienne des patients, qui impacte sur à peu près tous les aspects personnels, affectifs, professionnels, sociaux et émotionnels de leur vie. L'avenir est une source d'inquiétude pour une majorité de Français. Plus des trois quarts d'entre eux (77%) se disent pessimistes quant à l'évolution du degré de remboursement de l'ensemble de ces frais de santé dans les cinq années à venir.

Qui aimerait être malade ?
- personne
- Avoir une maladie ?
- personne
- Une maladie grave et/ou chronique ?
- toujours personne,
- Un cancer peut-être ?
- Vraiment pas
- Se retrouver en dialyse ?
- c’est quoi çà ?

Ce n’est pas par accident que l’on se retrouve en dialyse, mais souvent parce que l’on ignore l’état de nos reins (nous n’avons pas mal au dos). L’insuffisance rénale ne parle à personne et la dialyse est un mot vaguement entendu prononcé voire chuchoté, dont on a une image bien irréelle.

Faute d’informations appropriées cela nous tombe dessus, irrémédiablement, irréversiblement.
Aussi il ne serait pas juste et honnête d’idéaliser le parcours de soins qui s’ensuit lorsque l’on nous découvre incidemment une insuffisance rénale chronique, parfois à la limite de l’insuffisance rénale terminale. Aussi allons-nous ici nous contenter de prévenir et tenter de dépister, les personnes à risques ;

Mais également les informer et les guider sur le long chemin de la maladie rénale chronique, de la fonction rénale, des néphrologues, de l’éducation thérapeutique, des choix de méthodes, etc. pour leur faciliter l’approche de cette problématique de santé à laquelle sont confrontés des millions de français insuffisants rénaux et des milliers de personnes malades ayant recours à un traitement de suppléance comme la dialyse et la transplantation rénale.

Pour ce faire et comme nous sommes nous même des patients confrontés à la maladie rénale chronique nous allons vous faire part des éléments que nous avons pu nous même récolter pour tracer notre propre parcours de santé rénale.

L’annonce d’une maladie chronique provoque un véritable bouleversement dans la vie du patient. Deuil de la bonne santé, renoncement à certains projets de vie, isolement, déni et incompréhension, le patient diabétique, à l’annonce du diagnostic, comme dans toutes les maladies chroniques passe souvent par plusieurs de ces phases avant d’accepter sa situation.

. Comment ? En s’attaquant aux trois principaux facteurs de risque : alimentation malsaine, sédentarité et tabagisme. C’est ce qu’a indiqué la Doc Catherine Le Galès–Camus de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans le cadre des 10ème Journées annuelles de santé publique2. Elle y a présenté la version française du rapport Prévention des maladies chroniques : un investissement vital.
Selon : http://www.certiferme.com/sante/conseil-ralentir-le-processus-du-vieillissement-mythe-ou-realite--2-28.html

Vieillir est un phénomène inévitable: personne n’y échappe. Autant l’accepter, sans se morfondre dans le regret du passé ou dans la crainte du futur. Néanmoins, il est certain que nous disposons d’armes efficaces pour repousser les marques du temps et que, dans une certaine mesure, nous avons le choix entre bien... ou mal vieillir.

Le patient qui n’a pas demandé à l’être

En recherche d’une identité, celle du « malade » et du « chronique » Où nous situons-nous, qui sommes-nous ? Voyons la littérature trouvée sur le Web Santé : "État caractérisé non seulement comme l'absence de maladie mais comme un état de complet bien-être physique et moral." La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. Le malade n’existe pas vraiment, c’est une personne dont la santé est altérée (Tout homme bien portant est un malade qui s'ignore). Être malade : être en état de faiblesse. Être malade ne revêt pas le même sens aujourd'hui qu'hier parce que la culture et la société influencent la perception de la maladie et de la personne malade. Aujourd'hui, les malades prennent la parole, questionnent la science et le pouvoir médical, s'organisent en associations et revendiquent une place de partenaires de soins. Le rapport du patient à sa maladie reste toutefois infiniment plus complexe, mélange de rationnel et d'irrationnel, coexistence d'une "position moderne" et de pensées archaïques, comme si chaque étape de l'évolution de la pensée humaine face à la maladie avait laissé sa trace. L'histoire de "l'être malade" est aussi celle du rapport que l'individu, pris dans la société dans laquelle il vit, entretient avec la mort parce que la maladie renvoie l'homme à ses limites, à sa "finitude" et à ses peurs et pose la question de son salut et du sens de sa vie. Moi malade, mais pourquoi ? La maladie provoque un sentiment de trahison de son propre corps. Quand on « tombe malade » on est plus bien portant, ce sont donc deux états l’avant (le bien portant), l’après (le malade déclaré). Celui qui confirme que l’on est malade est le médecin. La maladie est une altération des fonctions ou de la santé d'un organisme vivant , animal ou végétal. Maladie : Altération organique ou fonctionnelle considérée dans son évolution, et comme une entité définissable. Pathologie : Science qui a pour objet l'étude des maladies, des effets qu'elles provoquent (lésions, troubles). On devient alors un usager du système de santé, voir « un patient ». Le patient est à la fois une personne soignée malade qui fait souvent preuve d’une grande patience. Les droits des malades et usagers du système de santé. Le Code de la santé publique définit les droits des malades et des usagers du système de santé (précisés pour l’essentiel par la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé / références : Titre II « Démocratie sanitaire » [articles 3 à 22] et Titre IV «Réparation des conséquences des risques sanitaire» [article 98]). http://www.ars.sante.fr/Droits-des-malades-et-des-usag.79342.0.html

On ne dit pas maladie chronique mais affection de longue durée (résumée par ALD)

En France, est désignée comme maladie de longue durée, ou affection de longue durée (ALD), l’une des trente maladies figurant sur la liste conçue par l’assurance maladie française. Elle donne lieu à remboursement intégral des soins, après établissement d’un protocole thérapeutique. Les affections de longue durée comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse sont inscrites sur la liste des 30 maladies établie à l’article D. 322-1 du code de la sécurité sociale. Ces affections sont durables, exigent des soins prolongés, ne sont pas guérissables au sens strict du mot (pour elles, les termes de correction, de compensation, de remplacement sont plus appropriés que celui de guérison). Elles laissent souvent des séquelles, sources d’incapacité et de handicap, qui rendent nécessaire la réadaptation et la réinsertion sociale. La prise en charge de ces maladies se fait dans la durée, exige des stratégies au long cours. et l’intervention de professionnels multiples (tant dans le champ de la santé que dans celui de l’action sociale). En France, les maladies chroniques touchent 15 millions de personnes atteintes plus ou mois sévèrement soit 20% de la population française. Huit millions de personnes bénéficiaient du régime d’ALD fin 2009. Les dépenses de santé des personnes en ALD représentaient, fin 2009, 68 % des dépenses totales de l’assurance maladie. Malade chronique : Une personne atteinte d'une maladie chronique évolutive. Une maladie chronique, avec laquelle le patient doit apprendre à vivre jusqu'à sa mort, sans espoir de modifier cette situation de maladie. En effet, comment se voir“identifié ”comme malade et, en même temps,“vivre normalement”? Comment être le patient d’un médecin et se voir en même temps, inviter à “auto-gérer” sa maladie ? Chronique : Qui dure longtemps et dont les symptômes ne se développent qu'avec lenteur, en parlant de certaines maladies. Nous ne sommes ni coupables ni irresponsables. Un malade en quête de remèdes, qui ne guéri pas. L'assurance maladie est un dispositif chargé d'assurer un individu face à des risques financiers de soins en cas de maladie, ainsi qu'un revenu minimal lorsque l'affection prive la personne de travail. Dans la plupart des pays occidentaux, une grande part de l'assurance maladie est prise en charge par l'Etat. C'est d'ailleurs une des composantes fondamentales de la sécurité sociale, et un devoir de l’État selon la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Il nous apparaît qu’il fait partie des éléments de principe de notre contrat social que la société dans son ensemble se dote des moyens et produise les actions nécessaires pour accompagner celles et ceux qui ont besoin de plus de soins, d’aide, d’assistance et de soutien que d’autres, ainsi que l’énonce le préambule de la Constitution de 1946. La protection sociale est l'ensemble des mécanismes de prévoyance collective qui permettent aux individus ou aux ménages de faire face financièrement aux conséquences des risques sociaux, c'est-à-dire aux situations pouvant provoquer une baisse des ressources ou une hausse des dépenses (vieillesse, maladie, invalidité, chômage, charges de famille,...). La protection sociale a donc à la fois des objectifs matériels (permettre aux individus de survivre quand ils sont malades, ou âgés, ou chargés de famille nombreuses, par exemple) et des objectifs sociaux (réduire l'inégalité devant les risques de la vie et assurer aux individus un minimum de revenus leur permettant d'être intégrés à la société). Elle est assurée par des institutions : c'est d'abord la Sécurité sociale (protection contre la maladie, la vieillesse, etc...), mais pas seulement elle. Il s'agit aussi de l'Etat lui-même dont le budget assure certaines dépenses (bourses scolaires, indemnisation des chômeurs en fin de droits, par exemple) et des collectivités territoriales (les Communes peuvent prendre en charge certaines dépenses des retraités ayant peu de ressources, comme les dépenses de transport, par exemple). Enfin, les administrations privées (les organisations caritatives, comme le Secours catholique ou le Secours populaire, par exemple) prennent en charge également une partie de la protection sociale, souvent en direction des populations les plus marginalisées. La plupart des dépenses de protection sociale sont financées par les prélèvements obligatoires. Les impôts permettent de payer les dépenses inscrites aux budgets de l'Etat ou des collectivités territoriales. Les cotisations sociales patronales et salariales permettent de financer les dépenses de la Sécurité sociale. Les administrations privées sont financées par les dons des particuliers et les subventions éventuellement reçues de l'Etat, des collectivités territoriales ou même des organismes supra-nationaux (l'Union européenne verse des subventions à certaines associations s'occupant du logement des exclus, par exemple). Les soins des patients atteints d'Affections de Longue Durée sont pris en charge à 100 % par l'Assurance Maladie.



L'éducation Thérapeutique du Patient (ETP)


L’éducation thérapeutique se défi comme une prise en charge du patient lui permettant d’acquérir et de conserver les capacités et les compétences qui l’aident à vivre de manière optimale sa vie avec sa maladie. Ce doit être un processus permanent intégré dans les soins et centré sur le patient. Ses buts vont être de rendre le patient compétent (dans la compréhension de sa maladie, sa capacité d’auto-surveillance et d’auto-soins, d’adaptation et de réajustement de sa thérapeutique et de son mode de vie) et de l’amener à concilier au mieux projet de vie et exigences du traitement. Les programmes d’éducation thérapeutique ont démontré l’importance de leur rôle dans la réduction des événements aigus et l’amélioration de la qualité de vie des patients.

Qu’est-ce donc que l’éducation thérapeutique ? C’est apprendre au patient à résoudre des problèmes thérapeutiques non pas généraux mais personnels. Ceci suppose:
1. que le patient est conscient qu’il a un problème ;
2. qu’il est convaincu qu’on peut le résoudre ;
3. qu’il pense qu’il peut lui-même le résoudre ou au moins participer à sa résolution ;
4. qu’il estime que cela en vaut la peine ;
5. et qu’en conséquence il est prêt à chercher de l’aide s’il n’y arrive pas.
Il faut donc d’abord que le malade accepte le fait d’avoir une maladie que l’on ne peut pas
guérir même si on peut la soigner. Cette irréversibilité de la maladie nécessite un travail de deuil
qui a forcément un coût psychologique. Une solution « économique » au moins à court terme,
est la suppression du problème par le déni ou la dénégation.



Concrètement :
Près de deux millions de personnes sont touchées en France. Lorsque ces maladies se déclarent, la dialyse et la transplantation, coûteuses et non dénuées de risques, sont les deux seuls traitements actuellement disponibles. Il apparaît donc nécessaire de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la progression des lésions rénales afin de mettre au point des médicaments capables d’éviter ou de retarder la survenue d’une insuffisance rénale évoluée (c’est à dire sévère ou terminale).

L'insuffisance rénale chronique pose un problème crucial de santé publique leur poids socioéconomique est important. Les maladies rénales chroniques concernent un nombre croissant d’individus, en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Les experts estiment que 10% des IRCT pourraient être évitées et que 30% d’entre elles pourraient être retardées de nombreuses années sous réserve d’une détection précoce et d’une prise en charge adaptée. Quelque soit le stade de la maladie, doivent être envisagées des mesures visant à ralentir l’évolution de l’insuffisance rénale, à éviter ses complications et à préparer la mise sous traitement de suppléance.

L'insuffisance rénale chronique terminale concerne environ 45 000 personnes. Le nombre de patients traités par une méthode d'épuration extra-rénale est en constante augmentation : + 8% par an dans les pays industrialisés.

Les techniques de dialyse analysées sous les angles cliniques, économiques, ... Parmi les différentes techniques émergentes, l'ANAES a évalué une méthode d'hémodialyse : l'hémofiltration et l'hémodiafiltration avec production en ligne d'un liquide de substitution. La particularité majeure de ces techniques de dialyse est la fabrication du liquide de substitution de manière continue à partir du dialysat. L'étude présente les résultats cliniques (efficacité et sécurité) ainsi que les aspects techniques (la qualité du liquide de substitution, …), réglementaires et économiques.

La prise en charge des dialysés dans des centres bien équipés, par des professionnels de santé agréés est certainement la méthode permettant une bonne survie entre deux périodes de greffe rénale (quand possible) notamment dans les centres urbains. En attente de nouveaux progrès et des avancées incessantes de la recherche médicale.


 De l'insuffisance rénale (IR) 

à l'insuffisance rénale chronique terminale (IRCT), comprendre les différentes phases

Glossaire pour Insuffisance rénale (L') :  http://www.integrascol.fr/glossaire_medical.php?id=54

Vidéo : Quand les reins n’assurent plus : http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-insuffisance-renale-tout-savoir-sur-la-dialyse-247.asp

Vidéo : Vivre avec une dialyse au Magazine de la santé, bien comprendre le problème : http://www.france5.fr/sante/allo-docteurs/emission/2012-05-04   Un site sur la nephrogy en anglais http://www.docguide.com/weekly.php?nid=16384&hash=0745a3e9&eid=26605&alrhash=3a0404-87ebf81c9e809d3ecab1cffa576ee43e : :

Tout le monde est amener à constater :

Méconnaissance des français, sur la situation anatomique des reins et des symptômes associés aux maladies rénales.

Grande cohorte recensée de patients atteints d’Insuffisance Rénale Chronique (IRC) modérée à sévère.

Niveau d’information sur ces pathologies très insuffisant, alors que l’on peut ralentir les risques et les conséquences.

Besoin de faire connaître les stades d’IRC et les traitements efficaces proposés en IRC Terminale.

Pour les patients les plus âgés (majoritaire en IRCT), leur donner une marche à suivre pour un traitement efficace.

C'est donc à tout ces stades qu'intervient désormais la Ligue Rein & Santé, dans la limite de ses moyens.

Les examens que nous effectuons dans l’ambulatoire de néphrologie ont le but de mieux comprendre les raisons de votre problème rénal, de manière à vous offrir un traitement et un soutien appropriés. 

Quelques rappels sur le néphron
La formation de l’urine, qui a lieu dans chaque néphron, dépend de trois mécanismes: la filtration glomérulaire, la réabsorption tubulaire et la sécrétion tubulaire. 


 

Quelques rappels sur le néphron
La formation de l’urine, qui a lieu dans chaque néphron, dépend de trois mécanismes: la filtration glomérulaire, la réabsorption tubulaire et la sécrétion tubulaire. http://nephrohug.com/2012/07/23/quelques-rappels-sur-le-nephron/  

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Les examens effectués dans l’ambulatoire de néphrologie ont le but de mieux comprendre les raisons de votre problème rénal, de manière à vous offrir un traitement et un soutien appropriés.

La néphrologie est la spécialité médicale visant à prévenir, diagnostiquer et soigner les maladie des reins. Il faut procéder à une évaluation approfondie dans le cas de:
•Hypertension artérielle (tension artérielle élevée)
•Résultats pathologiques des examens des urines, comme par exemple présence de sang ou d'albumine dans les urines
•Maladies rénales chroniques et insuffisance rénale
•Problèmes du métabolisme qui portent à la formation de calculs rénaux
•Hypertension et problèmes rénaux pendant ou après la grossesse
•Suivi personnalisé à tout patient en attente de greffe ou déjà greffé


Rappels :

Maladie rénale chronique, stade 1 : Lésion du rein avec FG (filtration glomérulaire) égale ou supérieure à 90 ml/min ;
Maladie rénale chronique, stade 2 : Lésion du rein avec FG entre 60 ml/min et 89 ml/min ;
Maladie rénale chronique, stade 3 : Lésion du rein avec FG entre 30 ml/min et 59 ml/min ; Insuffisance rénale chronique modérée
Maladie rénale chronique, stade 4 : Lésion du rein avec FG entre 15 ml/min et 29 ml/min ; Insuffisance rénale chronique sévère
Maladie rénale chronique, stade 5 : Lésion du rein avec FG inférieure à 15 ml/min. Insuffisance rénale chronique terminale. 

Débit de filtration glomérulaire: Comment l ’évaluer en pratique ? Mesure de la clairance de la créatinine (ClCr):
Nécessité d ’un recueil urinaire sur 24 heures.
ClCr (ml/min/1,73m²) = Cr urinaire (mg/l*) x Volume urinaire de 24h (ml)/1440 (min)/ Cr plasmatique (mg/l)
Valeurs normales :
H : 140 +/- 15 ml/mn/1,73m²
F : 125 +/- 15 ml/mn/1,73m²

Par le calcul pour une créatininémie exprimée en mg/l*
Clcr=140 - age (années) x poids (Kg) / créatininémie (mgl/l) x 7,2
*Chez la femme la valeur obtenue est multipliée par 0,85.
Créat = 40 mg/l (350 µmol/l)
Chez un homme de 25 ans pesant 75 Kg
DFG= 30 ml/min
Chez une femme de 70 ans pesant 45 Kg
DFG =9 ml/min

DFG (ml/min/1.73m²)  : Normale IRC : 80 à 120     modérée IRC : <60    sévère IRC : <30   terminale (IRCT) ; <10 

L’OMS décrit désormais les insuffisances rénales chroniques dans un cadre plus large de « maladie rénale chronique » et propose de coder en plus la maladie sous- jacente éventuelle. Cette modification s’accompagne de la mise à jour de tous les codes N18.–lorsqu’ils sont référencés comme code dague au sein des autres chapitres de la CIM.

Les différents stades sont définis en fonction de la filtration glomérulaire (FG) soit le débit de filtration glomérulaire :

•N18.1 Maladie rénale chronique, stade 1 : Lésion du rein avec DFG égale ou supérieure à 90 ml/min ;
•N18.2 Maladie rénale chronique, stade 2 : Lésion du rein avec DFG entre 60 ml/min et 89 ml/min ;
•N18.3 Maladie rénale chronique, stade 3 : Lésion du rein avec DFG entre 30 ml/min et 59 ml/min ; Insuffisance rénale chronique modérée
•N18.4 Maladie rénale chronique, stade 4 : Lésion du rein avec DFG entre 15 ml/min et 29 ml/min ; Insuffisance rénale chronique sévère
•N18.5 Maladie rénale chronique, stade 5 : Lésion du rein avec DFG inférieure à 15 ml/min. Insuffisance rénale chronique terminale.
Apoplexie urémique† (I68.8*)
Démence urémique† (F02.8*)
Neuropathie urémique† (G63.8*)
Paralysie urémique† (G99.8*)
Péricardite urémique† (G99.8*)
Rétinite rénale† (H32.8*)
Stade terminal de maladie rénale :
• SAI
• après échec de greffe du rein
• avec dialyse
• sans dialyse ou transplantation
Urémie chronique

Concrètement : Près ou plus de deux millions de personnes sont touchées en France.

Lorsque ces maladies se déclarent, la dialyse et la transplantation, coûteuses et non dénuées de risques, sont les deux seuls traitements actuellement disponibles. Il apparaît donc nécessaire de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans la progression des lésions rénales afin de mettre au point des médicaments capables d’éviter ou de retarder la survenue d’une insuffisance rénale évoluée (c’est à dire sévère ou terminale).

L'insuffisance rénale chronique pose un problème crucial de santé publique leur poids socioéconomique est important. Les maladies rénales chroniques concernent un nombre croissant d’individus, en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation des facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et les maladies cardio-vasculaires.

Les experts estiment que 10% des IRCT pourraient être évitées et que 30% d’entre elles pourraient être retardées de nombreuses années sous réserve d’une détection précoce et d’une prise en charge adaptée. Quelque soit le stade de la maladie, doivent être envisagées des mesures visant à ralentir l’évolution de l’insuffisance rénale, à éviter ses complications et à préparer la mise sous traitement de suppléance.

L'insuffisance rénale chronique terminale concerne environ 45 000 personnes. Le nombre de patients traités par une méthode d'épuration extra-rénale est en constante augmentation : + 8% par an dans les pays industrialisés.

Les techniques de dialyse analysées sous les angles cliniques, économiques, ... Parmi les différentes techniques émergentes, l'ANAES a évalué une méthode d'hémodialyse : l'hémofiltration et l'hémodiafiltration avec production en ligne d'un liquide de substitution. La particularité majeure de ces techniques de dialyse est la fabrication du liquide de substitution de manière continue à partir du dialysat. L'étude présente les résultats cliniques (efficacité et sécurité) ainsi que les aspects techniques (la qualité du liquide de substitution, …), réglementaires et économiques.

La prise en charge des dialysés dans des centres certifiés, bien équipés, par des professionnels de santé agréés est certainement la méthode permettant une bonne survie entre deux périodes de greffe rénale (quand possible) notamment dans les centres urbains. En attente de nouveaux progrès et des avancées incessantes de la recherche médicale.

C'est important que les gens soient sensibilisés et informés de la réalité des maladies rénales chroniques dont les dommages directs et indirects sont évitables. Mais aussi des contraintes et des possibilités de retrouver une quelité de vie.

La suite sur www.rein-echos.infos
D'abord des explications en vidéos sur    http://www.youtube.com/user/liguereinsante/videos

Biomarqueurs candidats émergents pour la surveillance de la santé rénale

La créatinine, déchet organique que l'on retrouve dans le sang, est une substance couramment utilisée dans le cadre de l'évaluation de la fonction rénale. Pour ce faire, on mesure soit la substance elle-même (en tant que concentration absolue de créatinine) ou, au moyen d'équations, on s'en sert pour déterminer le taux de filtration glomérulaire estimé (TFGe). Cependant, néphrologues et autres spécialistes en matière de toxicité rénale (néphrotoxicité) savent bien quels sont les problèmes d’une trop grande fiabilité attachée aux taux de créatinine en tant qu’indicateurs du degré d'atteinte rénale. Avant d’examiner en profondeur cette question, il nous faut tout d'abord aborder quelques notions de base sur les fonctions dont s'acquittent les reins, ce qui est pertinent lorsqu'on envisage l'atteinte rénale consécutive à l'exposition à certains médicaments.

Structures internes du rein
Les reins sont des organes complexes, chacun des reins renfermant un million de minuscules unités de filtration appelées néphrons. Chaque jour, une paire de reins en bonne santé filtrera environ 150 litres de sang. Le liquide filtré (appelé filtrat) subit un traitement par les reins en plusieurs étapes dont les suivantes :

l'acidité du filtrat est ajusté de sorte qu'au moment de la réabsorption, l'équilibre acido-basique du sang est soigneusement maintenu;
le taux des minéraux dans le sang — sodium, potassium, calcium, magnésium, phosphore et ainsi de suite — est soigneusement régulé de sorte qu'une proportion adéquate de minéraux soit réabsorbée dans le sang à partir du filtrat.
Les produits issus de la dégradation organique sont donc éliminés du sang par la filtration rénale et les substances importantes y sont réabsorbées. Les reins produisent aussi des hormones qui contribuent à maintenir la santé du système cardiovasculaire, des muscles et des os, en plus de surveiller la teneur du sang en oxygène. Ainsi, lorsque le taux sanguin d'oxygène baisse sous un niveau seuil, les reins sécrètent alors des hormones qui ont pour effet de stimuler la moelle osseuse à produire davantage de globules rouges porteuses d'oxygène.

Les reins sont vulnérables aux effets toxiques des médicaments en raison de leur morphologie (disposition de leurs structures) et des fonctions qu'ils remplissent. À mesure que le filtrat progresse le long du réseau complexe de tubes et tuyaux des reins (appelés tubules) que l’on retrouve dans chaque néphron, il s’ensuit une augmentation de la concentration des substances présentes, notamment des médicaments, dans le filtrat. Cette augmentation de la concentration de substances médicamenteuses est initialement près de trois fois supérieure à celle que l'on retrouve dans le sang. Mais à mesure que le filtrat s'éloigne du néphron vers les segments plus distants des tubules, la concentration des substances médicamenteuses peut grimper à un niveau 100 fois supérieur à celui qui prévaut dans le sang. De plus, les médicaments qui sont métabolisés au niveau des reins peuvent produire lors de leur dégradation des substances toxiques susceptibles de porter atteinte aux cellules rénales. Le réseau dense de vaisseaux sanguins présents à l'intérieur des reins est tel qu'il peut accroître l'accumulation de substances toxiques au sein de ces organes.

Des chercheurs se concentrent actuellement sur la recherche d'un éventail de protéines et autres substances produites par les reins (appelés biomarqueurs) qui peuvent contribuer à identifier les parties ou segments atteints de ces organes.

Biomarqueurs actuels
Deux biomarqueurs d'utilisation courante actuellement dans le contexte de l'évaluation de l'atteinte rénale sont le taux de créatinine dans le sang et le taux d’azote uréique sanguin. Cependant, les chercheurs savent bien que ces biomarqueurs ont aussi leurs limites.

Créatinine
La créatinine, déchet organique résultant de la dégradation du tissu musculaire, est filtrée par les reins. Lorsque les reins subissent un endommagement, il peut s’ensuivre une augmentation du taux de créatinine dans le sang. Toutefois, les taux de créatinine peuvent ne pas varier en présence d’une atteinte rénale d'un degré modéré. Lors de certaines études ayant porté sur des médicaments néphrotoxiques (ayant des effets toxiques sur les reins), il a d'abord fallu qu’il se produise une atteinte rénale d'un degré substantiel avant qu’on ne puisse observer des variations dans le taux de créatinine. Pire encore, chez des patients gravement malades et dépourvus d'une bonne quantité de tissus musculaires, l’atteinte rénale doit atteindre un degré marqué avant que le taux de créatinine n’atteigne le seuil élevé. Ainsi donc, le recours à la créatinine comme marqueur du degré d'atteinte rénale peut non seulement donner lieu à une sous-estimation de la réalité, mais il peut aussi se solder par un signal d'avertissement retardé.

Azote uréique sanguin
Le taux d'azote uréique sanguin est aussi une mesure d'utilisation courante qui permet d’évaluer l’état de santé des reins. Toutefois, l'azote uréique sanguin n’est peut-être pas un marqueur biologique idéal pour l’évaluation de l'atteinte rénale en raison de nombreux facteurs susceptibles d’influer sur le taux d'azote uréique sanguin, et ce, même si l'urée est filtrée par les reins car il y réabsorption de celle-ci. L'augmentation de la production d'urée peut aussi entraîner une élévation du taux d'azote uréique sanguin. Or ce phénomène peut se produire lors de la prise de suppléments de protéines ou lorsque l'organisme subit une dégradation de ses tissus.

Travaux de recherche collaboratifs
Pour répondre au besoin urgent de biomarqueurs davantage sensibles reflétant mieux l'état de santé des reins, un groupe important composé de scientifiques, de sociétés publiques et privées, et d'organismes de recherche et de réglementation dans le domaine pharmaceutique a formé le Predictive Safety Testing Consortium (PSTC). Les principaux membres du PSTC comprennent les organismes de réglementation suivants :

L’Agence européenne des médicaments (EMA)
La FDA (Food and Drug Administration)
L'Agence japonaise des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux
Les principaux membres biotechnologiques et pharmaceutiques du PSTC sont les suivants :

Laboratoires Abbott
Amgen
Bristol-Myers Squibb
Boehringer Ingelheim
GlaxoSmithKline
Hoffmann-La Roche
Johnson & Johnson
Laboratoires de recherche Merck
Novartis
Pfizer
Sanofi-Aventis
Biomarqueurs candidats
Le consortium a examiné les données existantes sur la toxicité rénale et a commandé des expériences approfondies sur plusieurs milliers de rats. En conséquence, les biomarqueurs suivants, que l'on peut retrouver dans l'urine, ont été sélectionnés aux fins d'évaluations plus poussées :

clustérine (CLU)
molécule-1 (KIM-1), marqueur de souffrance rénale
albumine
protéines totales
bêta2-microglobuline
cystatine C
facteur en trèfle 3 (TFF3)
Cheminement du laboratoire à la clinique
Les organismes de réglementation ont conclu qu'il n'existe pas encore suffisamment d'informations pour appuyer l'utilisation générale de ces biomarqueurs candidats dans le contexte de la surveillance quotidienne de l’état de santé des patients. Toutefois, dans un effort pour atteindre cet objectif, le PSTC projette de poursuivre des essais cliniques, s’échelonnant sur des périodes de six à douze mois auprès de populations différentes, dans le but d'évaluer spécifiquement l'impact de facteurs, tels l'âge et le sexe, sur les biomarqueurs candidats. Le PSTC entend procéder à l’évaluation de ces biomarqueurs auprès de personnes en piètre état de santé à cause de problèmes médicaux sous-jacents et présentant une atteinte rénale évolutive. Les biomarqueurs s'avéreront également utiles dans le domaine de la mise au point de nouvelles molécules pharmacologiques.

Dans l'intérêt public
De façon générale, le public perçoit l'industrie pharmaceutique comme ayant un sens féroce de la concurrence et du secret commercial. Par conséquent, certains citoyens éprouvent une certaine méfiance à l'endroit de cette industrie et de ses motifs. Les travaux collaboratifs qu'élabore le PSTC sont donc l'objet d'une surveillance assurée par le biais d'un organisme américain à but non lucratif, le Critical Path Institute (C-Path). Cet institut n'accepte aucun financement à l'appui de ses opérations de la part d'aucune société engagée dans la mise au point de médicaments, de dispositifs médicaux ou d'autres produits réglementés par la FDA. Le financement de base du C-Path provient d'organismes publics ou gouvernementaux, de particuliers ainsi que de fondations. Dans le cadre de son engagement visant à contribuer à préserver la confiance du public à son égard, le C-Path a pris un engagement envers la transparence et entend rendre publics tous les résultats qui émaneront des membres de ce consortium.

Le groupe de travail sur les effets néphrotoxiques du PSTC ayant été le premier à présenter des données sur les biomarqueurs auprès de la FDA et de l'EMA aux fins de qualification, les sept biomarqueurs candidats mentionnés précédemment peuvent désormais être l'objet de discussions au cas par cas avec la FDA et l'EMA lorsque des entreprises présentent des études visant à évaluer ces biomarqueurs chez des sujets humains. Les autorités japonnaises de réglementation étudient actuellement les données présentées jusqu’à maintenant sur les sept biomarqueurs.

Au-delà de l’appareil rénal
La collaboration qui a été incitée par le C-Path n'a pas été restreinte à des questions de sécurité-innocuité dans le domaine de la néphrologie. Le PSTC a également été occupé à l'examen des données sur les biomarqueurs de toxicité hépatique et musculaire, de sorte qu'on pourra s'attendre à ce que des progrès soient réalisés dans ces domaines et probablement d'autres dans l'avenir.

Remerciement
Nous remercions le Dr Joseph Bonventre, du Brigham and Women's Hospital, de l'Université Harvard, pour son expertise dans l’examen des données, pour ses discussions et pour son aide à la recherche.

—Sean R. Hosein

Source : http://www.catie.ca et  http://www.frequencevih.ca/a-lire/actualites-vih/article/actualites-vih-1508

L'hypertendu et sa biopsie témoignage : http://hypertendu.blogspot.com/2010/10/lhypertendu-et-sa-biopsie.html